Programmes de formation pour les 50 ans +

Les 50 ans + de plus en plus nombreux à s’inscrire à des programmes de formation

Un article du journal Le Soleil fait état du fort engouement envers les programmes de formation pour les 50 ans +, à tel point que l’offre pour les universités du troisième âge ne cesse de croître afin de répondre à la demande. L’Université Laval vient d’ailleurs de lancer un nouveau programme de formation pour les 50 ans + à Montréal. Voici les détails de ce programme et le texte complet de l’article du journal Le Soleil :

«Les aînés ont de plus en plus le goût d’apprendre et de garder leur matière grise en forme. À telle enseigne que l’Université Laval a lancé cet automne son Université de tous âges à Montréal (UTAM). Une occasion pour l’institution de rappeler que l’arrivée des têtes grises sur les bancs d’université est un phénomène en pleine expansion partout en Occident.

«C’est une tranche d’âge qui a le goût d’apprendre, de développer son sens critique, de rester branchée sur ce qui se passe dans le monde, de comprendre l’univers qui est le nôtre et qui bouge très vite», explique Nicole Lacasse, directrice générale de la formation continue à l’Université Laval (UL).

La présence de l’UL dans la métropole remonte à une vingtaine d’années, mais ce n’est que cet automne que des cours pour aînés sont offerts, rue Sherbrooke. Pour le moment, une soixantaine d’étudiants suivent quatre cours à l’UTAM. Six autres seront offerts à la session d’hiver. Une «valeur ajoutée» aux programmes des autres universités montréalaises, soutient Mme Lacasse.

À Québec, l’Université du troisième âge de l’UL — un vocable qui sied de moins en moins aux jeunes retraités actifs — est en pleine expansion depuis son lancement en 1983, vieillissement de la population aidant. Pour la session d’automne, quelque 3500 étudiants de 50 ans et plus sont inscrits à un cours et plus.

Éudiante au cours de biologie de l’évolution pour comprendre la vie et l’humain, Cécile Touzin, 87 ans, est la doyenne de la classe du professeur émérite Cyril Barette. L’ex-enseignante en didactique de l’UL a passé une quarantaine d’années dans le monde de l’enseignement avant de prendre sa retraite en 1989. Deux ans plus tard, elle s’inscrivait à un premier cours et n’a cessé depuis de parfaire ses connaissances pour le simple plaisir d’apprendre. «Ça m’intéresse parce que ça garde l’esprit jeune. Mais encore faut-il avoir l’énergie et la discipline pour venir», glisse-t-elle au Soleil avant le début du cours.

Assise quelques rangées derrière, Rachelle Duchesne, 67 ans, est une assidue des cours pour aînés de l’UL depuis 2008 et compte elle aussi continuer un bon moment. «C’est un privilège et un plaisir de venir écouter des gens qui ont de grandes compétences. Les gens sont tellement intéressants. Il y a beaucoup d’interactions avec le professeur, c’est fascinant.»

«Il n’y a pas examen, les gens sont ici pour le plaisir, ajoute le professeur Barrette qui a enseigné la biologie 32 ans à l’UL. Ils sont intéressants et dynamiques. Un professeur a besoin d’un auditoire alors je ne peux pas être malheureux…»

Outre l’opportunité de développer leur réseau social, les aînés inscrits à l’université mettent aussi toutes les chances de leur côté afin de garder leur cerveau alerte. «Il est scientifiquement prouvé que d’avoir une stimulation intellectuelle, de suivre des cours, de continuer à apprendre permet d’entretenir les neurones et de vieillir en santé», conclut Nicole Lacasse.»

Source : Le Soleil – Normand Provencher